La marine portugaise souhaite inclure un troisième sous-marin dans la loi sur la programmation militaire

  • Dernière mise à jour le 24 septembre 2026.

Le renforcement de la flotte sous-marine du Portugal est considéré comme une priorité stratégique pour accroître les capacités de dissuasion et protéger les infrastructures critiques dans l’Atlantique. Le projet est toujours en attente d’approbation.

La Marine portugaise prévoit d’inscrire l’acquisition d’un troisième sous-marin dans la prochaine révision de la Loi de programmation militaire (LPM), instrument qui encadre les investissements des forces armées en équipements et systèmes de défense pour une période de douze ans.

Cette proposition a été annoncée par le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Jorge Nobre de Sousa. Selon ce dernier, ce nouveau sous-marin figure en tête des priorités de la Marine, suivi par le futur remplacement des hélicoptères embarqués sur les frégates portugaises.

L’inclusion dans la LPM ne signifie pas pour autant que l’achat est déjà autorisé. Le projet devra encore être évalué par le gouvernement et le Parlement, qui devraient réviser la législation en 2026. À ce jour, aucun modèle, coût estimatif ni calendrier concernant une éventuelle commande n’ont été divulgués.

Le Portugal exploite actuellement deux sous-marins de classe Tridente : le NRP Tridente, mis en service en 2010, et le NRP Arpão, livré durant la même période. Ces bâtiments mesurent environ 68 mètres de long, ont un déplacement en plongée d’environ 2 000 tonnes et sont capables d’utiliser des torpilles et des missiles antinavires.

Pour la Marine, la capacité sous-marine joue un rôle central dans la dissuasion des menaces. Grâce à sa discrétion et à sa difficulté de détection, un sous-marin peut mener des missions de surveillance, de renseignement et de contrôle des zones maritimes, ainsi que soutenir les opérations de l’OTAN.

Sur le plan opérationnel, un troisième sous-marin permettrait également d’accroître la disponibilité de la flotte. Avec seulement deux unités, les périodes de maintenance ou d’entraînement peuvent temporairement réduire la capacité du Portugal à maintenir un sous-marin en mission.

Cette proposition intervient dans un contexte d’inquiétudes croissantes en Europe concernant la sécurité des câbles sous-marins, qui assurent une part importante des communications numériques internationales. La position géographique du Portugal, entre le continent européen et les archipels des Açores et de Madère, lui confère une importance stratégique sur les routes atlantiques.

L’amiral Nobre de Sousa a reconnu que le Portugal ne dispose pas des moyens nécessaires pour garantir une protection permanente de l’ensemble de cette infrastructure. Selon lui, les sous-marins peuvent contribuer à dissuader d’éventuelles attaques, mais l’immensité de la zone maritime rend impossible l’élimination totale des risques. Le gouvernement étudie également l’utilisation de capteurs installés sur les câbles et une coordination accrue entre les ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Référence :

Poder naval (Brésil)