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Alors que de nombreux marins sont déçus - mais sans (…)
En février dernier, un ancien président de la république italienne, Francesco Cossiga, 79 ans, a mis en cause l’aéronavale française dans la disparition d’un DC-9 d’Itavia au nord de la Sicile. A la suite de son audition, la justice italienne a décidé, près de 28 ans après les faits, de rouvrir l’enquête.
Le 27 juin 1980, un DC 9 d’Itavia s’était abîmé près de l’île d’Ustica, au nord de la Sicile, tuant les 81 personnes se trouvant à bord. La récupération des pièces de l’avion sera très difficile et durera 11 ans. Malgré de nombreuses expertises, il a été impossible de déterminer la cause de l’accident. Seule certitude : il ne s’agissait pas d’une défaillance technique de l’appareil.
En février dernier, M. Cossiga a déclaré à plusieurs journalistes : "Ce sont nos services secrets qui nous ont informés, Giuliano Amato et moi à l’époque où j’étais président de la République que c’étaient les Français qui avait lancé depuis un avion de la marine militaire, un missile à résonance et non à impact. Si cela avait été un missile à impact, il ne serait rien resté de l’avion".
Selon M. Cossiga, les services français savaient que Mouammar Kadhafi devait passer en avion dans l’espace aérien italien. L’aéronavale aurait donc été chargée de l’abattre mais se serait trompée de cible.
Selon des experts italiens, la nuit du drame, un ou deux avions libyens étaient poursuivis par des chasseurs américains et français, et auraient suivi la route de l’avion civil pour échapper à leurs radars. Le DC 9 aurait alors été abattu par erreur, ou serait entré en collision avec un des avions présents dans la zone.
Paris et Washington ont toujours nié une quelconque implication de leurs appareils dans le drame.
Source : AFP
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