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L’Oiseau blanc, l’avion mytique de Charles Nungesser et François Coli, pourrait être en mer, loin des forêts du Maine où il était censé s’être écrasé le 8 mai 1927. Le biplan avait décollé de l’aéroport du Bourget pour essayer de rejoindre New York, treize jours avant la traversée victorieuse de Lindbergh.
Des indices suffisamment concordants laissent penser que cet équipage s’est abîmé à quelques encablures de la côte, par 30 à 50 mètres de fond près des îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Pour tenter de retrouver l’épave, la Marine nationale va dépêcher sur les célèbres bancs pendant la belle saison une équipe de plongeurs. Depuis le patrouilleur Le Fulmar, à l’aide d’un magnétomètre, les fonds vont être ratissés. Il permettra peut-être de repérer le gros moteur de 450 chevaux, principale masse métallique de L’Oiseau blanc.
« Le secteur où a été entendu la dernière fois L’Oiseau blanc est maintenant bien identifié », explique Bernard Decré, marin et pilote, qui a vérifié la crédibilité des témoins.
Le dernier témoin auditif, M. Le Chevalier, un pêcheur qui se trouvait en mer sur son doris, est jugé digne de confiance. Il se trouvait ce matin-là à bord de son doris à moteur, en pêche dans la brume devant le cap Noir. Son labrador s’est mis sans raison à hurler à la mort, ce qui permet de définir une zone d’environ trois kilomètres. Cette distance a été validée, entre autres, par des vétérinaires…
L’équipage de L’Oiseau blanc voulait-il amerrir de son gré ? Les réservoirs ont-ils été percés par des balles ? Ce sont les questions que se posent les historiens.
Le Figaro
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