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Alors que les participants à l’exercice glissent le long de la corde d’une hauteur de 10 à 20 m, ceux qui sont déjà arrivés au sol adoptent une posture défensive pour protéger le restant de l’équipe. © Sgt. Jennifer Redente / US Air Force
Le 464è bataillon d’hélicoptères lourds des Marines a assisté le 22 octobre des démineurs Américains et des commandos de marine Français lors d’une session de descente en rappel depuis un hélicoptère sur une base Française de Djibouti.
L’objectif de cette session était d’entraîner côte à côte et d’évaluer les capacités respectives de chacun.
Etre déployé au Camp Lemonier (Djibouti) avait donné au HMH-464 l’occasion de s’entraîner avec les Français avant cet exercice de descente en rappel. La session a aussi permis de mesurer à quel point ils connaissent les exigences de leur propre mission.
“A chaque fois que vous pouvez vous entraîner avec une autre unité, en particulier d’un autre pays, vous pouvez voir à quel point vous connaissez votre propre entraînement parce que vous devez être capable de le leur expliquer,” indique le capitaine des Marines Patrick A. Wasden, officier opérations du HMH-464. “L’entraînement à la descente en rappel qui a été effectué est quelque chose que nous faisons régulièrement avec des unités des Marines, mais rarement avec d’autres pays.
“Il a fallu beaucoup de coordination par l’officier de liaison Français en poste ici à l’état-major pour rendre ce type d’entraînement possible,” explique Wasden. “L’enthousiasme des 2 côtés est ce qui a fait que cela a si bien marché.”
Wasden estime que s’entraîner avec les Français a eu un effet positif sur les militaires tant Américains que Français.
“L’environnement combiné dans lequel nous travaillons est bon pour tous parce qu’il nous permet de comparer nos propres capacités avec celles des autres services et des autres pays,” indique Wasden.
Cette session particulière d’entraînement a été conçue pour donner aux Français l’expérience d’une descente en rappel depuis un CH-53.
“Le Ch-53 fait beaucoup plus de vent que les hélicoptères français,” indique le commandant Alban Lapointe de la Marine Nationale, officier de liaison auprès du Combined Joint Task Force-Horn of Africa et organisateur de l’exercice. “La descente en rappel est une compétence difficile, plus encore avec des vents forts. Il était important pour les commandos de marine Français de pouvoir s’entraîner avec ce type d’hélicoptère.”
Les forces Françaises et Américaines ne s’entraînent pas souvent ensemble, mais un démineur Américain a eu l’occasion de travailler avec la Marine Nationale en plus d’une occasion.
“J’ai travaillé avec les Français en plusieurs occasions depuis que je fais du déminage,” déclare le Chief Petty Officer Melissa A. Tackitt,. “Je n’ai pas encore travaillé 2 fois avec les mêmes Français. A chaque fois, c’est une nouvelle équipe. C’est drôle de parler avec eux de ce que je fais dans le déminage parce qu’il n’y a pas de femmes dans le déminage ou chez les plongeurs Français, donc ils trouvent intéressant que je fasse les mêmes choses que seuls certains hommes sont capables de faire dans leurs équipes.”
Pour un autre démineur du CJTF-HOA, c’était une première.
“Au premier regard, ils semblaient un peu hétéroclites puisque leurs uniformes et leurs tenues ne ressemblaient pas ce dont j’avais l’habitude, mais après une journée de travail avec eux, j’avais pleinement confiance dans leurs capacités,” indique le Petty Officer 1st Class Demetrius S. O’Halloran.
S’entraîner avec les commandos de marine Français a donné aux démineurs Américains une occasion d’avoir une perspective différente sur la descente en rappel.
“Je cherche toujours des moyens différents de parvenir au même résultat final en toute sécurité,” explique O’Halloran. “Dans notre métier, un même scénario ne se répète jamais plus d’une fois. Nous sommes placés dans des situations où nous devons penser sur place et agir ensuite.”
Combined Joint Task Force - Horn of Africa (Etats-Unis)
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