Lors de mes rencontres avec certains des visiteurs (…)
Peu après 15h le CROSSMED est contacté pour deux (…)
Résultat de l’intense activité des pirates au cours des dernières années, les marins Américains se dirigeant vers ces régions sont déployés avec de nouvelles armes et avec une nouvelle formation. Les navires envoyent des marins sélectionnés dans des écoles pour équipes de visite spéciales avant la mission.
Tout marin, homme ou femme, du cuisinier au canonnier, peut être sélectionné dès lors qu’il répond aux critères physiques, qu’il dispose d’un certificat de nageur de 2è classe et peut subir une vérification des antécédents, déclare Bill Goodnoah, responsable fonctionnel pour la formation des équipes de visite au Center for Security Forces à Norfolk.
Les destroyers envoyés en mission, par exemple, doivent désormais avoir 3 équipes qualifiées d’environ 7 marins chacune, prises parmi l’équipage du navire.
Quelques 2.000 marins par an sont formés dans 4 sites — Chesapeake, Mayport (Floride), San Diego et Pearl Harbor — selon un document fourni par le centre.
Après un cours préalable de 3 semaines sur les réactions de sécurité et les sentinelles armées, les candidats prennent part à un cours de 2 semaines sur les tactiques avancées avant de venir à la session de 3 semaines sur l’abordage des navires. Les diplômés sont habilités pour les abordages de navires récalcitrants d’un franc-bord de 8 m au maximum. Ils ne participent pas aux abordages de niveau 3, qui impliquent une insertion par hélicoptère sur des navires ayant un franc-bord supérieur à 8 m, et de niveau 4, qui est un abordage par la force, le domaine des membres des forces spéciales.
“Nous formons à un niveau générique,” a expliqué Goodnoah. “Nous ne pouvons pas couvrir tous les types de scénario, mais nous formons pour se protéger soi-même et pour protéger le collègue.”
Les candidats aux équipes de visite passent une semaine sur le stand de tir à s’exercer au pistolet M9 et à la carabine M4.
Le course de visite et d’abordage ne traite pas spécifiquement de la manière de réagir face aux pirates, leurs tactiques et leurs méthodes. Le cours donne aux marins des méthodes standards qui peuvent être appliquées dans n’importe quelle situation.
“Dans le cadre d’une visite de niveau 2, nous ne l’adaptons pas aux dhows ou ... aux réactions à avoir face aux pirates ou ... à certains endroits comme le détroit de Malacca,” précise Larry McFarland, directeur de la formation au CSF. “Ils reçoivent un ensemble de méthodes génériques pour que, lorsqu’ils s’approchent et abordent un dhow, ou qu’ils sont au large de la Corne de l’Afrique, ils aient les compétences de base pour que leur navire puisse lancer cette mission.”
Le Cmdr. Mike Knapp, responsable du programme des visites at CSF, indique qu’on apprend aux marins “l’escalade de la force.”
“On leur apprend à se protéger, à la fois eux-mêmes et leurs collègues, et comment réagir rapidement si quelque chose tourne mal,” explique Knapp. “Cela ne se passe pas tous les jours. Dans de nombreux cas, c’est, ‘Rencontrer le capitaine, examiner ses papiers et passer au suivant.’”
Cependant, comme les marins l’ont appris, ce qui semble être une visite volontaire peut rapidement tourner mal.
Actuellement (en date du 2 novembre), 4 navires de commerce sont aux mains de pirates en Somalie.
NavyTimes (Etats-Unis)
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