Le gouvernement japonais envisage l’introduction de sous-marins à propulsion nucléaire au sein des Forces d’autodéfense

  • Dernière mise à jour le 8 octobre 2026.

Le gouvernement japonais prévoit d’entamer des discussions sur le déploiement de sous-marins à propulsion nucléaire au sein des Forces d’autodéfense, selon plusieurs sources gouvernementales et issues du parti au pouvoir.

Cet objectif de déploiement doit être inscrit dans trois documents clés relatifs à la sécurité nationale — dont la Stratégie de sécurité nationale — qui doivent tous être actualisés d’ici la fin de l’année.

Cette proposition fait suite à une analyse suggérant que le déploiement de sous-marins à propulsion nucléaire est essentiel pour maintenir la capacité de dissuasion du Japon, dans un contexte marqué par l’expansion maritime croissante de la Chine dans le Pacifique et d’autres régions.

La formulation exacte sera soigneusement définie à l’issue de discussions au sein d’un comité d’experts et de la coalition au pouvoir. Plus précisément, l’inclusion de la mention « examen de l’acquisition » dans les documents de sécurité en cours de révision donnerait le feu vert au lancement de recherches et d’études, le gouvernement visant à décider, d’ici quelques années, s’il convient ou non de doter les Forces d’autodéfense (FAD) de sous-marins à propulsion nucléaire.

L’acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire est soutenue par le « Comité d’experts chargé d’examiner la sécurité nationale sous l’angle de la puissance nationale globale », une instance gouvernementale responsable de la révision des trois documents de sécurité. Toutefois, certains membres ayant exprimé des réserves, le gouvernement prévoit d’examiner attentivement les avis et propositions du comité au sein de la coalition au pouvoir.

Les sous-marins à propulsion nucléaire sont capables d’opérer en immersion prolongée et sont plus rapides que les navires à propulsion conventionnelle. Ces capacités accrues permettant une réponse plus agile lors de la surveillance des eaux environnantes et des opérations de contre-attaque, ces sous-marins sont considérés comme des atouts hautement stratégiques pour renforcer la dissuasion du Japon.

En revanche, les coûts de construction seraient plusieurs fois supérieurs à ceux des sous-marins à propulsion conventionnelle. La maintenance, la réparation et l’exploitation des systèmes de propulsion nucléaire nécessitent une expertise technique spécialisée, et la formation du personnel constitue également un défi.

Dans la proposition qu’il a soumise au Premier ministre Sanae Takaichi, le Parti libéral-démocrate (au pouvoir) a préconisé le « recours à des systèmes de propulsion de nouvelle génération ». Bien que l’acquisition de sous-marins équipés de systèmes de lancement vertical (VLS) — capables de tirer des missiles à longue portée — ait été envisagée, la proposition n’a pas spécifié de type de propulsion particulier. De son côté, le Parti de l’innovation du Japon, partenaire de la coalition au pouvoir, a réclamé dans sa propre proposition l’introduction urgente de sous-marins à propulsion nucléaire.

Référence :

The Yomiuri Shimbun (Japon)