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La barre sur la passerelle du Tonnerre est à peine plus grande qu’une soucoupe de thé.
C’est surprenant puisque le porte-hélicoptère d’assaut Français, qui a accosté lundi à Halifax, mesure 199 mètres de long et 32 mètres de haut. Il pourrait facilement être pris pour un petit porte-avions.
En plus de pouvoir accueillir jusqu’à 16 hélicoptères, le Tonnerre, âgé maintenant de 2 ans, peut transporter environ un tiers d’un régiment mécanisé — soit environ 60 véhicules, y compris des hovercrafts — et 4.000 personnes en plus de son équipage normal de 160 marins. Il est considéré comme un "navire amphibie" puisque des barges de débarquement peuvent être déployés à partir de ce que le commandant, le capitaine de vaisseau Philippe Hello, appelle un "pont immergé."
"C’est une sorte de piscine équipée de ballast. Nous pouvons donc mettre le navire dans l’eau pour lancer un LCU [1] vers la côte," a-t-il déclaré aux journalistes sur le pont d’envol.
L’été dernier, le sister-ship du Tonnerre, le Mistral, qui a été construit sur les mêmes plans, a testé ses capacités amphibies lorsqu’il a participé à l’évacuation du Liban au cours du conflit entre le Hezbollah et Israël.
"Il a évacué plus de 5.000 ressortissants Français ou étrangers," a déclaré le commandant Hello.
Le Tonnerre, propulsé par des moteurs électriques, est le plus grand navire que le commandant Hello, un vétéran de la Marine Nationale, a commandé, à la fois en taille et pour son rôle dans la flotte Française.
"En fait, nous avons 4 navires en un," a-t-il indiqué. "Nous avons un porte-hélicoptères, un navire-hôpital, un navire de commandement et un navire amphibie."
La partie hôpital dispose de 69 lits avec radios, dentiste et chirurgie, a-t-il ajouté.
Antoine de Brosse, un adjoint du commissaire du bord et le plus jeune officier du bord à 22 ans, a aussi indiqué que le Tonnerre était un navire “vert”.
"Il est plus propre parce que nous respectons les règles anti-pollution de la convention MARPOL," a-t-il indiqué.
Cela signifie qu’aucun déchet, eaux usées ou carburant n’est rejeté à la mer, une tâche considérable puisque le navire peut rester 45 jours en mer avant d’être réapprovisionné.
"Cela nous permet d’aller dans tous les ports que nous voulons," a indiqué M. de Brosse. "Certains ports refusent les navires qui ne respectent pas les règles."
Après que le Tonnerre aura quitté Halifax, il se dirigera vers Norfolk, pour des exercices avec l’US Navy. Des hélicoptères et des barges de débarquement y participeront.
Pour la petite barre, le matelot Charlotte Gervais a indiqué qu’elle n’avait aucun problème à garder le navire sur son cap.
"C’est très facile," a-t-elle déclaré en riant.
[1] landing-craft unit.
The Chronicle Herald (Canada)
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