Selon un article paru dans une revue brésilienne, (…)
Le Japon a donné mardi le coup d’envoi de grandes (…)
Lorsqu’il y a 13 ans, les patrouilleurs côtiers de type LCS ont commencé à rejoindre la flotte de l’US Navy, ils étaient qualifiés d’agiles, d’efficaces et capables de participer à un large éventail de missions. Une partie de cette efficacité impliquait des équipages réduits, ce qui en retour impliquait de s’appuyer largement sur des entreprises privées, y compris pour des travaux de routine.
Mais de tels choix ont eu comme conséquence que la maintenance des bâtiments de cette classe représente un défi comme l’US Navy n’en a pas connu pour d’autres classes, des problèmes qui pourraient mettre en danger la capacité de tels navires à sortir de maintenance à temps et, par conséquent, réduire le nombre de bâtiments opérationnels, selon un récent rapport du Government Accountability Office.
Les enquêteurs du GAO ont découvert que la Navy ne sait même pas comment réparer de nombreux systèmes commerciaux qui équipent les LCS. Elle a dû commencer à acheter aux fabricants de ces systèmes les données nécessaires pour réparer les problèmes que connaissent les patrouilleurs.
En au moins une occasion, un élément en panne sur un LCS a été remplacé par une pièce prélevée sur un autre LCS parce que le fabricant de ces pièces « n’a pas de procédure pour les réparer, » selon le GAO.
Des salariés d’entreprises privées doivent toujours être envoyés à l’étranger pour effectuer des travaux de routine, conduisant à des factures de transport allat de quelques milliers à plus d’un million de $.
Et comme le fabricant original est parfois le seul à savoir comment réparer certains systèmes, le manque de réparateurs disponibles peut aussi mettre en danger le calendrier de réparation des LCS.
Les modules de mission, qui devaient rendre les LCS capables d’accomplir un large éventail de missions, ne se sont pas matérialisés.
D’après le rapport publié à la fin avril, de nombreux systèmes commerciaux sont embarqués sur les LCS. Les fabricants n’ont pas fournis les données techniques pour les entretenir ces systèmes. L’US Navy navigue donc à l’aveugle pour l’entretien de ces équipements sur ses propres navires. Ce manque d’informations peut conduire à des périodes de maintenance plus longues en raison du besoin de coordination nécessaire pour que les fabricants participent à ces travaux.
Ces fabricants ont même caviardé sur des documents techniques pour masquer certaines informations clés, et la Navy « a dû faire appel à des avocats pour obtenir les informations nécessaires. »
Navy Times (Etats-Unis)
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