Pas de bateau neuf ni de grand entretien de navire (…)
Le sous-marin britannique à propulsion nucléaire ’HMS (…)
Exercices d’auto-défense au large des côtes Libanaises
Le crépitement d’une mitrailleuse retentit au-dessus de l’eau pendant que les marins Français de maintien de la paix effectuent des exercices de tir pour rester sur le qui-vive 6 mois après qu’un cessez-le-feu négocié par l’ONU ait mis fin à la guerre entre Israë l et le Hezbollah.
Portant des gilets pare-balles kaki, ils tirent sur des ballons rouges et jaunes censés représenter un bateau-suicide approchant de leur navire.
L’exercice d’auto-défense fait partie d’un programme d’entraînement rigoureux qui comporte vols de nuit d’hélicoptère, ravitaillements à la mer et entraînements au tir avec une cadence disciplinée qui remplit leurs longues journées.
Les 150 marins embarqués sur la frégate Surcouf, qui est arrivée à la fin novembre dans le cadre une mission de maintien de la paix de l’ONU dans la région, "sont toujours en train de mettre leurs compétences en pratique pour ne pas les voir rouiller," indique le capitaine de vaisseau Laurent Hava.
"Ils doivent être prêts à faire face à n’importe quoi."
En juillet, la frégate faisait partie d’une opération destinée à évacuer plus de 13.000 personnes quand Israël a lancé son offensive sur le Liban à la suite de la capture de 2 de ses soldats par des membres du Hezbollah.
De plus, l’équipage doit aussi être capable de réagir aux accidents, et donc, les alarmes incendie retentissent régulièrement dans les coursives du navire de 125 m de long.
Habillés de vêtements ignifugés, le visage caché derrière un masque à oxygène, les pompiers du navire s’entraînent à évacuer un blessé sur une civière au travers des coursives étroites remplies de fumée.
"Le feu est notre plus grande crainte," déclare le lieutenant de vaisseau Pascale Glaser, la seule femme de l’équipage. "Cela détruirait le navire plus rapidement qu’une voie d’eau."
Le ravitaillement peut être une autre question de vie ou de mort en mer. Lorsque le navire ne peut accoster pour être ravitaillé en approvisionnements et en carburant, il doit l’être en pleine mer sans heurter — ou "embrasser" comme disent les marins — le navire de ravitaillement.
La frégate est aussi chargée d’identifier les navires qui approchent des eaux Libannaises, un système destiné à empêcher le trafic d’armes vers le Hezbollah que le commandant Hava décrit comme "infaillible".
Environ 30 navires sont identifiés chaque jour. Depuis son arrivée, le Surcouf a intercepté un navire de contrebande de cigarettes, mais aucun avec des armes.
"Lorsqu’un navire semble suspect parce qu’il refuse de répondre à nos questions, ou parce qu’il a un pavillon douteux ou uen route illogique, nous prévenons la Marine Libanaise qui effectue alors un contrôle," indique le commandant Hava.
"Ces mesures sont très dissuasives, personne n’essaie de passer," dit-il.
Pendant les exercices, les avions militaires Israëliens continuent de survoler les navires de maintien de la paix de l’ONU, une pratique que le ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie, avait critiquée en octobre dernier comme "dangereuse".
"Il y a toujours des survols Israëliens de temps en temps," déclare le commandant Hava, refusant de préciser avec quelle périodicité son navire est "frôlé".
Mais, quand le travail est fini, au moins les marins et les fusiliers-marins du bord peuvent se détendre avec un verre de vin ou de bière.
"Tant que cela n’affecte pas le fonctionnement du navire, cela permet de limiter les beuveries quand nous sommes à quai," indique le commandant Hava.
Middle East Online
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