Le vendredi 20 mars 2015 à 08h30, le contre-amiral (…)
Samedi 21 mars, premier jour de printemps, les plongeurs (…)
Le 2è porte-avions de la Royal Navy — le HMS Prince of Wales dont la construction est déjà commencée — n’aurait que peu d’intérêt si la marine britannique est incapable de financer les avions qu’il doit embarquer et les navires nécessaires pour le protéger, indique un rapport parlementaire publié mardi.
En général, la commission de la défense de la Chambre des Communes salue sans équivoque les projets militaires, même les plus ambitieux. C’est pourtant elle qui indique que la mise en service du Prince of Wales « nécessitera des budgets considérables, du personnel supplémentaire, des avions et le soutien et la protection nécessaire pour le rendre viable.(...) Il y a peu d’intérêt à mettre en service un 2è porte-avions sans les avions qui devraient en décoller, les navires de surface et les sous-marins pour le protéger. »
Pour David Cameron, le premier ministre, il n’y a aucun doute : le porte-avions sera bien mis en service. Pourtant, des articles paraissent régulièrement, sur sa vente à l’étranger ou sa mise sous cocon.
Le Prince of Wales doit être terminé en 2017. Son sister-ship, le Queen Elizabeth, a été lancé l’an dernier. Les 2 porte-avions sont conçus pour embarquer 40 avions, mais le ministère de la défense n’a commandé pour l’instant que 14 chasseurs F-35B.
Le coût de construction des 2 porte-avions a presque doublé à plus de 6 milliards £. Le programme F-35, dans le même temps, connait de graves problèmes techniques et le cout de chaque appareil a explosé à un montant (estimé) de 70 millions £ pièce.
Au départ, la Grande-Bretagne devait commander 138 F-35. Pour économiser de l’argent, le gouvernement a abandonné la version F-35 C (conçue pour les porte-avions à catapulte).
Mais la version B (à décollage court et appontage vertical) est moins puissante : le F35-B vole moins loin, emporte moins d’armement que la version C.
De plus, les avions français ne pourront pas utiliser les porte-avions britanniques, comme cela était espéré au départ, dans le cadre des traités de défense signés par les 2 pays.
The Guardian (Grande-Bretagne)
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