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Selon un article paru dans le magazine Air & Cosmos, la France financer un démonstrateur technologique de furtivité améliorée pour le chasseur Rafale, avec une attention particulière sur les techniques de suppression active.
La suppression active signifie d’empêcher un radar de détecter une cible en renvoyant un signal avec la même fréquence que le signal reçu, mais décalé précisément d’une demi-longueur d’onde. Résultat : l’énergie atteignant le radar n’a aucune fréquence et ne peut être détectée.
C’est aussi difficile que cela en a l’air. Certaines informations laissent supposer que le brouilleur SP-3 ou ZSR-62, prévu aux premiers jours du programme de bombardier stratégique B-2 était en réalité un système de suppression active. Cela n’a pas fonctionné et a été abandonné en 1987-88.
Il pourrait ne pas s’agir de la première tentative française d’installer la suppression active sur le Rafale. Lors du Salon du Bourget en 1997, un journaliste américain avait interrogé un ingénieur en chef de Dassault Electronique, à propos du système de brouillage Spectra du Rafale. Il avait indiqué que Spectra utilisait "des modes de brouillage furtif qui, non seulement ont un effet saturant, mais rendent l’appareil invisible... Il existe certaines techniques très spécifique pour obtenir la signature d’un appareil beaucoup plus petit."
"Vous voulez parler de la suppression active", a demandé le journaliste. L’ingénieur a brusquement paru regretté profondément ce qu’il venait à peine de dire, et a refusé de faire d’autres déclaration.
Le fait qu’un nouveau démonstrateur est envisagé, laisse supposer que la technologie pourrait ne pas avoir été à la hauteur la première fois. Mais comme la suppression active utilise de l’électronique et du traitement, cela pourrait avoir changé. MBDA et Thales, qui a absorbé Dassault Electronique et est maintenant chargé du développement de Spectra, ont depuis confirmé qu’ils travaillaient du la suppression active pour les missiles.
Aviation Week (Etats-Unis)
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