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Entre les patrouilles quasi quotidiennes de la vedette de police aux frontières et celles des bâtiments de la Marine nationale, il ne se passe pas une semaine sans que des clandestins ne soient pris sur le fait entre les Comores et Mayotte et tombent dans les mailles du filet. Particulièrement en provenance d’Anjouan, Ã quelques heures de mer de l’eldorado que représente l’île aux parfums.
Dimanche matin à l’aube, au large de Mayotte, les hommes de veille à la passerelle du patrouilleur de la marine nationale La Rieuse repéraient un écho sur son radar, à l’intérieur des eaux territoriales de Mayotte. Le commandant du patrouilleur décidait alors d’identifier cet écho, compte tenu de précédentes interceptions de navires clandestins cherchant à rejoindre les côtes mahoraises en provenance d’Anjouan.
Dès que La Rieuse a été assez proche, les hommes de veille ont pu identifier à la jumelle une embarcation qui se révélait être de type kwassa-kwassa, comme d’habitude lourdement chargée, au risque de se retourner en cas de mauvaise mer.
Se voyant repéré, celui-ci tente alors de s’échapper avant de stopper après une dizaine de minutes de poursuite. Sans marque de nationalité et sans équipement de sécurité, avec 30 personnes dont 4 femmes et 7 enfants à bord, la barque était interceptée. Le commandant du patrouilleur, compte tenu de l’absence de pavillon de l’embarcation et de la mise en danger de la vie d’autrui pour les deux passeurs, en collaboration avec le commandant de la base navale de Mayotte, décidait de dérouter le kwassa vers Dzaoudzi.
Aucun des passagers n’était en mesure de présenter des papiers d’identité et il est fort probable que, dans peu de temps, il ne refasse le voyage en sens inverse, jusqu’à, sans doute, une nouvelle tentative.
L’Express
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