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Des centaines de personnes étaient alignées mercredi sur les quais de St-Pétersbourg pour voir le BPC Mistral, certains admirant sa taille et sa puissance, mais d’autre disant que la Russie ne devrait pas acheter un tel navire pour son premier achat dans un pays de l’OTAN.
"Notre marine a besoin de tels navires," a expliqué un des visiteurs, un marin de 42 ans, Andrei Yegorov. "Il pourrait être très utile dans les conflits régionaux, comme le conflit georgien."
Yevgeny Yakovlev, 70 ans, un ingénieur qui a conçu des sous-marins, explique qu’un navire comme le Mistral aiderait à renforcer la puissance mondiale de la Russie. "De bons armements nous permettraient de jouer un rôle plus actif et d’influencer les choses comme le font les Etats-Unis," argumente-t-il.
Mais l’industrie de construction navale se sont fortement opposés au projet Mistral, expliquant que Moscou devrait plutôt investir dans la production nationale.
"Je me sens très négative sur le projet d’achat," explique Nataliya Zuyeva, 26 ans, qui travaille à la conception de navires, après avoir visité le Mistral. "C’est un acte de sabotage contre notre industrie de construction navale. Nous pouvons construire de tels navires nous-mêmes, mais les autorités ne nous passent pas commande."
Des centaines de personnes, dont beaucoup d’officiers et de salariés de la construction navale, ont fait la queue pendant des heures par une météo brumeuse, pour pouvoir visiter le Mistral.
Moscow Times (Russie)
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