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Le sous-marin espagnol Tramontana navigue à nouveau. Le bâtiment, qui a failli connaître la plus importante tragédie de la force sous-marine espagnole en décembre dernier, patrouille à nouveau sur les mers.
Ses 70 membres d’équipage, qui n’ont pas oublié qu’ils sont passés très près de la mort, ont repris les commandes du sous-marin et ont effectué à nouveau des plongées, en multipliant toutefois les précautions. L’immersion à laquelle le sous-marin peut plonger a aussi été limitée pour éviter tout nouveau problème.
Le Tramontana a appareillé lundi dernier de sa base dans l’Arsenal Militaire de Carthagène et est revenu le même jour. C’était la première navigation depuis que s’est produit le sinistre, il y a 8 mois. Mercredi, il a repris à nouveau la mer et il est prévu de rentrer demain vendredi. Des sources proches de la base indiquent qu’il a un lourd programme de sorties et de manœuvres pour les prochains jours.
En décembre dernier, le sous-marin a connu une voie d’eau dans le poste central. Le jet d’eau tombait directement sur le marin qui se trouvait à la barre. Malgré la situation délicate dans laquelle il se trouvait, celui-ci a pu contrôler le sous-marin et le ramener en surface. Lorsque la voie d’eau s’est déclarée, le sous-marin se trouvait à 300 m, l’immersion maximale à laquelle il peut plonger et son commandant avait rappeler peu de temps auparavant aux postes de combat, afin que tout l’équipage soit à son poste et en alerte, ce qui a facilité le retour en surface.
L’avarie s’est produite au niveau d’un passage de coque, une ouverture très petite par laquelle passent les câbles qui alimentent les différents systèmes du sous-marin.
Pour pouvoir remonter en surface, le sous-marin a dû larguer ses plombs (lests). C’est pourquoi, afin que le Tramontana puisse à nouveau naviguer, il a fallu lui installer les plombs du Galerna, qui se trouve actuellement en grand carénage au chantier Navantia de Carthagène.
La marine espagnole dispose actuellement de 4 sous-marins (classe française Agosta). Ils seront remplacés par des S-80 à partir de 2012.
La Opinión de Murcia (Espagne)
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