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Le ministère britannique de la défense devrait prochainement annoncer plusieurs mesures d’économie. Il abandonnerait ainsi la version à décollage vertical du JSF — ainsi que le moteur spécialement conçu par Rolls Royce pour cette version — en faveur de la version "porte-avions". Ces mesures auraient pour conséquence de devoir équiper les 2 porte-avions britanniques de catapultes.
Cette décision, qui devrait être annoncée publiquement à l’automne, est bien accueillie par les experts et la Royal Navy. Il faut dire que le moteur destiné aux JSF à décollage vertical, conçu par Rolls Royce, est extrêmement complexe et couteux qu’un réacteur standard.
Cet changement de position signifie aussi que le premier des 2 porte-avions de la Royal Navy dont la construction a déjà commencé, le HMS Queen Elizabeth, devra être modifié, avec des pénalités financières. Il est possible que l’augmentation récente de 1 milliard £ du prix des porte-avions soit en partie expliquée par ce changement de plan.
Des hauts-responsables du Ministère de la défense pensent que la version "porte-avions" du JSF, de préférence à la version "B" à décollage vertical, donnera à la Navy des avantages considérables puisque le chasseur conventionnel peut voler plus longtemps et emporter un chargement de munitions beaucoup plus important. Les 2 versions sont construites par Lockheed Martin.
Une partie de l’explication de ce changement réside dans les énormes couts de développement de la version "B". Chaque appareil devrait couter 105 millions £ (123 millions €), et des problèmes technologiques doivent encore être résolus. La version "porte-avions" devrait couter 90 millions £ (106 millions €), ce qui conduira à une économie totale de 2,2 milliards £ (2,6 milliards €).
Mais, le ministère de la défense pourrait aussi commander beaucoup moins que les 150 JSF prévus, indiquant que "des capacités plus importantes vont signifier moins d’appareils".
"Ce sera une économie significative, pas importante, mais plus que significative," a indiqué une source haut placée du ministère. "Une économie qui vaut le coup."
"La version "porte-avions" a de nombreux avantages, ainsi que des inconvénients. Nous n’avons pas encore décidé quelle version du JSF nous allons acheter. Mais la version "porte-avions" a une capacité d’emport importante, un rayon d’action plus grand et peut emporter plus de carburant.
"Cela facilite aussi les opérations combinées puisque vous pouvez atterrir sur des porte-avions similaires appartenant à nos Alliés français ou américains."
La Royal Navy utilise des Harrier à décollage vertical depuis plus de 30 ans. On pense que la version "B" avait au départ été choisie comme une continuation lorsque le Harrier sera retiré du service en 2015. Mais les plans des 2 nouveaux porte-avions ont toujours laissé la possibilité de passer à un avion classique.
Selon une source industrielle, "la Grande-Bretagne n’a plus aucun spécialiste dans ce domaine de vol sur porte-avions, donc c’est vraiment un saut important dans le vide."
Dans un communiqué, le ministère a précisé que, à ce jour, la version STOVL ou “B” du JSF reste “notre solution préférée”.
The Telegraph (Grande-Bretagne)
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