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L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et la France viennent de signer une déclaration d’intention lançant le projet d’interopérabilité aéronavale européenne.
Cette initiative vise à améliorer la capacité de projection de puissance européenne et à doter l’Europe d’une capacité d’action accrue.
La capacité ainsi créée sera déclarée disponible pour l’Union européenne et pour l’OTAN. Il ne s’agit pas de mutualiser pour épargner le développement de moyens, mais de travailler ensemble à faire davantage avec les moyens existants ou à venir, pour renforcer les capacités militaires européennes.
Cet effort sera réalisé autour d’un cœur constitué des porte-aéronefs et des groupes aériens embarqués que pourraient venir renforcer des unités de surface et sous-marines dotées de missiles de croisière.
Pour les unités navales, ce cœur sera complété par des bâtiments d’escorte, au premier rang desquels les bâtiments de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine et les sous-marins. Il inclura également des unités de soutien logistique.
Les groupes aériens embarqués seront complétés par des plates-formes de guet aérien et de contrôle, des moyens de ravitaillement en vol, des formations de recherche et de sauvetage de combat.
Cette initiative s’appuiera sur : – l’ouverture de dialogues entre correspondants compétents des formations et des unités ; des entraînements communs des forces aéronavales et de leurs escortes ; – l’échange de bonnes pratiques des forces et des états-majors ; – l’harmonisation des programmes d’entretien et d’activité des unités et des groupes.
La première mise en œuvre concrète du projet sera un exercice commun en 2009.
L’initiative sera par la suite ouverte aux autres Etats européens qui souhaitent s’y rallier.
Source : Ministère de la défense
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