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La cellule européenne anti-piraterie reçoit déjà 5 demandes par jour de navires cherchant une protection contre les pirates dans le golfe d’Aden.
Les armateurs ont été dans un premier temps rétissant à faire partie des convois organisés par Bruxelles. Mais ils ont changé d’avis depuis, indique le chef de la cellule, le capitaine de vaisseau Andres Breijo.
Les convois, menés par 2 frégates françaises et survolés par un avion de patrouille maritime espagnol, ont commencé à proposer des transits pour la navigation commerciale en octobre et sont déjà débordés par les demandes.
“Les armateurs ne voyaient pas d’un bon œil ce service parce que cela les obligeait à adapter les calendriers et attendre les bâtiments de guerre pour partir,” explique le Capitaine Breijo. “Cela coute de l’argent.”
Il poursuit : “Mais depuis, ils ont changé d’avis et nous recevons maintenant 5 demandes de protection par jour.”
Le niveau de la demande pose des “problèmes matériels” à l’Union Européenne parce que les 2 frégates ne peuvent actuellement protéger “correctement” que 2 navires chacune. Compte-tenu des voyages tous les 15 jours dans chaque sens au travers du golfe d’Aden, c’est complètement inadapté aux 300 navires qui passent chaque jour dans le golfe, indique le capitaine Breijo.
Mais les fréquences seront améliorées une fois que la première force de l’Union arrivera dans la région en décembre.
Des forces séparées et complémentaires de l’OTAN devraient aussi participer aux opérations de convoyage. Un bâtiment russe se coordonne aussi avec les opération seuropéennes, précise le capitaine Breijo.
Alors qu’une frégate ne peut protéger que 2 navires, d’autres se sont invités tout le long dans le dispositif. Les frégates françaises de la marine nationale ont déjà empêchées plusieurs attaques, ajoute le chef de la cellule, sans donner d’autres détails.
“D’autres navires peuvent rester à proximité,” explique-t-il. “Ça peut être dissuasif. C’est mieux que de rester à l’extérieur du convoi.”
Dix nations ont promis de participer à la première opération navale commune de l’Union, qui devrait durer un an.
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