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Le flot ininterrompu de puces électroniques contrefaites venant de Chine augmente la vulnérabilité des avions, des navires et des réseaux de communication américains et occidentaux, les exposant à des pannes de matériel potentiellement crucial, compromettant l’efficacité opérationnelle des armées occidentales.
Les plus exposés à ce risque sont les fournisseurs de matériels militaires high tech, comme BAE, Boeing Satellite Systems, Raytheon Missile Systems, Northrop Grumman Navigation Systems, Lockheed Martin Missiles & Fire Control ou Thales.
Selon des responsables du département américain de la défense, les forces américaines ont reçu des composants électroniques fabriqués dans des endroits non-sécurisés sur lesquels ils n’ont aucun contrôle, ce qui soulève des doutes sur leur qualité.
La raison pour laquelle les militaires n’ont aucun contrôle sur la qualité est la petite quantité nécessaire, les grands fournisseurs ne souhaitant pas fournir pour des raisons de coûts.
Par exemple, le matériel militaire utilise en très petites quantités (parfois quelques dizaines d’unités seulement) des composants électroniques qui doivent fonctionner efficacement dans des conditions difficiles (température, humidité, résistance aux chocs, ...) pendant toute la vie du produit, qui s’étend souvent sur des dizaines d’années. Les plus grands fabricants ne veulent pas installer des lignes de production pour fabriquer des quantités aussi petites.
Au contraire, la fabrication des composants destinés au matériel grand public, comme les téléphones portables, se fait en très grande quantité, et la durée de vie du produit n’est pas une grande priorité.
Cela a conduit les militaires à s’adresser à de petits revendeurs pour fournir des composants à bas prix destinés aux systèmes militaires les plus importants. Ces revendeurs, n’ont aucun contrôle sur les composants qu’ils reçoivent des fabricants, généralement installés en Chine, à Hong Kong et Taïwan.
Selon certains, des composants rejetés par le contrôle qualité sont récupérés dans les poubelles et remis dans le circuit de distribution.
Selon un article paru dans la presse américaine, une autre explication tient dans l’obsession des militaires à réduire les coûts de production. Elle a conduit les fournisseurs, même les plus importants, à devoir s’approvisionner en Chine pour leurs composants électroniques, avec les risques que cela comporte pour la fiabilité et le fonctionnement du matériel militaire.
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