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L’exercice Red Flag qui se déroule actuellement au-dessus du Nevada aux Etats-Unis, avec la participation des meilleurs avions américains, français, indiens et sud-coréens, est le parfait exemple de ce que peut donner le "trucage" des exercices entre nations partenaires.
Les exercices, quels que soient le théâtre dans lequel ils se déroulent, sur terre, sur mer, dans les airs ou sous les mers, sont censés représenter le plus fidèlement possible un combat réel afin d’entraîner les différents participants.
Mais, de plus en plus souvent, les limitations imposées aux participants remettent en cause le réalisme et l’intérêt de ces exercices.
Dans l’exercice Red Flag, pour protéger les caractéristiques du radar de leur chasseur Su-30MKI, les pilotes indiens ne l’utilisent pas au maximum de ses possibilités. Et c’est de bonne guerre.
D’autres limitations sont imposés par l’organisateur américain. Il interdit ainsi d’utiliser les leurres, les paillettes et les liaisons de données. Les pilotes indiens sont "abattus" dès qu’ils sont visés par un missile anti-aérien.
De leur côté, les américains ne veulent semble-t-il pas non plus faire participer leur chasseur le plus moderne, le F-22. L’occasion de faire s’opposer les meilleurs chasseurs au monde a ainsi été ratée. Mais, avec de telles limitations de part et d’autre, aurait-ce été un combat représentatif ?
Et que l’on ne croit pas que de tels "trucages" sont réservés aux armées de l’air. La marine indienne a refusé de faire participer son sous-marin le plus moderne et le plus silencieux aux prochains exercices avec l’US Navy. C’est un sous-marin plus ancien qui sera présent. L’an dernier, aucun sous-marin indien n’avait participé à ces exercices.
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