Un sous-marin sud-africain coincé en cale sèche après une série de problèmes

  • Dernière mise à jour le 4 août 2008.

Le premier des 3 sous-marins U-209 achetés à l’Allemagne par l’Afrique du Sud a passé la majeure partie des 6 derniers mois au sec.

Le sous-marin SAS Manthatisi (S101), livré à Simon’s Town en avril 2006, a été touché par des défauts sérieux, y compris des problèmes sur les vannes de coque, et le navire est resté en cale sèche pendant des mois.

Les problèmes ne sont pas nouveaux pour ce sous-marin. Lors de son voyage inaugural entre l’Allemagne et l’Afrique du Sud, le logement de son schnorchel a implosé, mettant en danger le sous-marin et son équipage.

Il y a quelques semaines, lors de la remise à l’eau, les batteries du S101 étaient à plat. Contrairement à la procédure normale, le sous-marin a été alimenté par une source d’énergie à terre, provoquant une explosion. Par conséquent, le sous-marin est à nouveau de retour au sec.

Le Sunday Times a aussi établi que :
– La marine sud-africaine n’a assez de personnel que pour armer 2 des 3 sous-marins ;
– Au fur et à mesure que la marine forme de nouveaux sous-mariniers, ils sont attirés dans le secteur privé par des salaires plus élevés ;
– La marine sud-africaine n’a pas assez d’argent pour faire naviguer correctement plus de 2 frégates et un sous-marin, et même encore moins d’argent pour entretenir 4 frégates et 3 sous-marins ;
– Lorsque le SAS Queen Modjadji (S103), qui est arrivé il y a quelques semaines à Simon’s Town, devait effectuer sa première plongée de sécurité en Allemagne, les marins sud-africains ont refusé d’embarquer parce qu’ils avaient trop peur.

Dimanche, le porte-parole du ministère sud-africain de la défense, Sam Mkhwanazi, a déclaré que le sous-marin S101 avait connu des problèmes “normaux”, y compris des “problèmes de vannes de coque” qui avaient été réparés.

“Des modifications techniques supplémentaires sur tous les sous-marins de la classe sont prévus d’être effectuées lorsque les sous-marins sont optimisés pour les conditions locales,” a-t-il précisé.

Il a confirmé que le nombre de sous-mariniers était un problème, indiquant que, après avoir dépensé beaucoup d’argent pour former les sous-mariniers des U-209, ils étaient passés au secteur privé.

“Nous voulons demander au secteur privé de recruter et de former leur propre personnel et d’arrêter de nous piquer les nôtres,” a déclaré Mkhwanazi. Des primes destinées à retenir les sous-mariniers sont actuellement en cours de discutions, a-t-il ajouté.

La stratégie militaire de l’Afrique du Sud, a-t-il poursuivi, est de faire naviguer 2 sous-marins en temps de paix et d’en utiliser un troisième seulement en cas de guerre.

Il a démenti que l’équipage du S103 ait eu peut de faire les plongées de sécurité en Allemagne, expliquant qu’ils n’avaient pas “été autorisé par le contrat” à participer aux essais d’acceptation à la mer avant le transfert.

Voila ce que les Allemands nous ont vendu :
– Les 3 sous-marins classiques U-209/1400 ont 8 tubes lance-torpilles et 14 torpilles à bord.
– Ils peuvent rester en mer 45 jours, plus 7 en secours.
– Chaque sous-marin a un équipage de 30 marins.
– Ils mesurent 62 m de long, 7,6 m de large et peuvent plonger à 200 m.
– La vitesse en plongée peut atteindre 20 nœuds, avec une vitesse de croisière en surface de 10 nœuds.
– La distance totale pouvant être parcourue est de 10.000 nautiques.

Référence :

Sunday Times of Johannesburg (Afrique du Sud)